21.04.2008

Attention aux chutes!!!

Attention aux chutes !

Un bébé de 15 mois est décédé après une chute du septième étage d’un immeuble à appartements à Bruxelles. Le petit garçon jouait avec son frère et sa soeur dans une pièce dont la fenêtre était ouverte. Les parents étaient dans une autre pièce. La semaine dernière, un petit garçon de deux ans et demi est également mort après une chute du cinquième étage. L’enfant, échappant à la surveillance des parents, s’était penché par la fenêtre et était tombé.

 

LES SITUATIONS A RISQUES

La chute est l’accident le plus fréquent, mais pas le plus banal, puisqu’il se solde par de nombreux traumatismes crâniens chez les plus petits (c’est la tête qui touche le sol en premier), et peut signifier l’entrée dans la dépendance pour les plus âgés.

Pour les plus petits, le mécanisme de la chute peut être lié à :

  • Chute de table à langer, lorsque le nourrisson est capable de se retourner, alors que l'adulte s'est absenté quelques secondes
  • Chute du couffin posé imprudemment sur une table, une chaise, …
  • Chute du transat ou du siège bébé posé sur une table, quand il n'y a pas une anse agrippée par un enfant plus âgé
  • Chute d'une poussette ou d'une chaise haute, alors que le nourrisson n'est pas attaché par la sangle ventrale avec entrejambe
  • Chute dans les escaliers, parfois dans leurs trotteurs, à cause d’une barrière mal fermée
  • Chute du lit, lors des premières expériences d'escalade et d'enjambement
  • Chute des bras d'un adulte ou d'un grand enfant, du fait de l'activité motrice subite et désordonnée du nourrisson ou de l'état de fatigue du porteur.

Gardez toujours
une main sur bébé

Au moment de l'apprentissage de la marche puis de la course, les chutes de la propre hauteur de l'enfant sont nombreuses, car l'enfant est malhabile et mal assuré dans ses nouvelles acquisitions motrices. La plupart du temps, ces chutes ont bénignes à condition que la tête ne rencontre pas un objet pointu (ciseaux) ou un obstacle un peu trop dur et trop violemment (coin de table, mur).

300 enfants se défenestrent chaque année en France, la moitié garde à vie un handicap physique ou mental et 20% en meurent. Un petit, avant 6 ans n’a pas de notion du risque, aucune appréciation du risque, aucun vertige. Sa tête lourde entraîne son corps. Dans un cas sur 2, l’enfant a été laissé seul à la maison. : il a été attiré par les bruits de la rue, ou il guette le retour de ses parents et chute au moment où il les aperçoit.

Certes, bien des chutes seront bénignes et sans lendemain. Le risque de contusion du cerveau, avec ou sans fracture du crâne, à cet âge, existe cependant : Un enfant traumatisé crânien sur 100 sera hospitalisé, soit 15 % de ceux qui se présentent aux urgences d'un hôpital.

300 enfants
se défenestrent
chaque année

 

15.04.2008

Attention aux brûlures!!!

 

1269393052.jpgAttention ! Il y a de plus en plus d’enfants qui souffrent de brûlures chaque année. La majorité des petites victimes ont moins de 6 ans et la plupart du temps c’est un liquide chaud qui est à l’origine de la brûlure : thé, café, potage ou même le bain... Ce nombre élevé de brûlures serait dû au fait que les enfants se retrouvent de plus en plus souvent seuls à la maison, qu’ils se servent du micro-ondes, et aussi parce qu’aujourd’hui de nombreux parents optent pour une cuisine ouverte de type « américaine ». Auparavant, il suffisait de fermer la porte de la cuisine pour éviter que l’enfant touche au four ou attrape le manche d’une casserole chaude... En bref, redoublez de vigilance !

Candice, rédactrice en chef de babyfrance.com

Que faire en cas de brûlure:
  • Refroidir la brûlure en l'arrosant immédiatement pendant 5 minutes à l'eau froide, sans pression sur la brûlure.
  • Retirer les vêtements pendant l'arrosage, à l'exception de ceux qui adhèrent à la peau.


© Croix-Rouge Française - G.Pascaud

  • Si la brûlure est très étendue, ou que les cloques sont de grandes tailles (plus de la moitié de la paume de la main de la victime), la brûlure est dite grave. Il faut allonger la victime sur la région non brûlée. L'installer en position demi-assise si elle présente des difficultés respiratoires. Alerter au plus vite les secours.
  • Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours.


© Croix-Rouge Française - G.Pascaud

  • Si la brûlure est simple

, l'arrosage peut être poursuivi plus 5 minutes pour limiter la douleur., protéger la brûlure, ne pas percer la cloque. Surveiller la brûlure, si elle devient chaude, gonfle ou si elle continue à faire mal dans les 24 heures, consulter un médecin

B - Pourquoi arroser une brûlure ?

En arrosant une brûlure avec de l'eau froide, vous permettez :

  • Un refroidissement immédiat de la zone brûlée.
  • Une diminution immédiate de la douleur.
  • Un arrêt de l'extension en taille et en profondeur de la brûlure, en particulier en cas de brûlure par produits chimiques.
  • En cas de brûlure grave, l'arrosage de plus de cinq minutes entraîne le refroidissement de la victime.

C - Cas particulier : La victime a avalé un produit chimique

Que faire ? Allonger la victime et alerter les secours (SAMU : 15).

Vous ne devez jamais :

  • Faire boire quoi que ce soit à la victime. En effet, dans ce cas, vous augmentez le risque de vomissements du produit chimique.
  • Faire vomir la victime. En effet, dans ce cas, le nouveau passage du produit chimique dans les voies digestives aggraverait les lésions déjà instaurées