01.07.2008

Le point sur le projet de naissance

Vous souhaitez un accouchement à votre image et non pas vous en remettre aveuglément aux protocoles et aux habitudes médicales de votre maternité ? Le projet de naissance peut s’avérer un outil précieux pour vous aider à faire entendre votre voix.
Catherine Piraud

 

le_projet_de_naissance_qu_est_ce_que_c_est_L240_H230.png Le projet de naissance, qu’est-ce que c’est ?

 

Le projet (ou plan) de naissance est une sorte de contrat informel passé avec l’équipe de votre maternité. Dans ce document (qu’il est préférable de rédiger par écrit, voir plus loin), les futurs parents exposent leurs souhaits concernant les gestes qu’ils aimeraient voir privilégier ou au contraire ceux qu’ils préfèreraient voir éviter le jour J. Par exemple, que la femme enceinte ne soit pas d’office sanglée sur la table d’accouchement, mais qu’elle puisse demeurer au maximum mobile, en choisissant ses positions. Qu’on lui permette une atmosphère tamisée, qu’on ne lui fasse pas d’épisiotomie ni de péridurale, etc. Des souhaits qui valent aussi à partir de la naissance du bébé : que celui-ci ne soit pas systématiquement aspiré, qu’il soit mis en peau en peau, qu’on ne lui donne pas de biberon de complément sans accord express des parents, etc.

 

Une légitimité de mieux en mieux acceptée par les maternités

 

Même si la France a toujours un train de retard par rapport aux Etats-Unis, au Canada et à l’Europe du Nord, le projet de naissance (PN) y entre doucement, mais sûrement, dans les mœurs des maternités. Toutefois, il vous faudra sans doute tâter le terrain en amont auprès de votre praticien (gynécologue ou sage-femme) et auprès des équipes. En cas de résistance, vous pourrez leur rappeler que le PN est prévu par plusieurs textes médicaux de référence. L’article 32 du Code de déontologie médicale parle d’un « contrat de soins » passé entre médecin et patient. L'article L-1111-4 du Code de la Santé publique permet à ce dernier d'opposer un refus à tout acte médical. Le PN est aussi recommandé par l’OMS et préconisé dans le rapport Mattéi de 2003, dans le plan périnatalité 2005-2007 et dans un rapport de la Haute Autorité de Santé de 2005.

 

Un projet amené à évoluer tout au long de ces neuf mois

 

Le plus tôt possible, commencez à jeter sur le papier, en vrac, toutes les idées qui vous viennent. Vous compléterez et organiserez cette liste au fur et à mesure de ces neuf mois, en fonction de l’évolution de vos souhaits, mais aussi de celle de votre grossesse d’un point de vue médical : vous ne pourrez pas forcément vous opposer d’office à une césarienne, par exemple, si votre bébé est en siège, trop gros ou en souffrance fœtale. Cette liste sera également revue, à la hausse ou à la baisse, en fonction du degré d’ouverture de votre maternité. C’est pourquoi il est indispensable de faire partager votre PN, le plus en amont possible, aux personnes chargées de vous suivre et de vous assister le jour J. Celles-ci vous aideront aussi à mettre le doigt sur ce qui est techniquement possible ou ce qui semble irréaliste au vu du personnel, du matériel disponible ou des protocoles internes de l’établissement.

Côté forme : jouez la diplomatie !

 

Gardez toujours à l’esprit que le PN n'est ni un contrat à valeur impérative, ni une plate-forme de revendications. Son rôle se limite à créer un espace de parole entre vous et le corps médical. La rédaction d’un tel plan s’apparente parfois à un exercice de haute voltige diplomatique. Parce qu’une naissance, même lorsqu’elle se présente sous les auspices les plus favorables, est toujours une aventure. Et parce que ce sont des êtres humains que vous avez en face de vous, auxquels vous demandez parfois de renoncer à des habitudes de travail de toute une vie. Préférez, donc, le conditionnel (« J’aimerais… », « Je préfèrerais que… ») et le « si possible » aux formules péremptoires (« Je refuse que… », « je veux que… »), qui pourraient braquer les équipes.

Emmenez-en un exemplaire le jour J

 

Faites plusieurs copies du PN (dossier médical, équipe obstétricale…) et glissez-en une dans votre sac pour la maternité. Restez consciente, néanmoins, que même si votre projet a reçu un excellent accueil tout au long de votre grossesse, rien n’est pour autant acquis à 100% à l’avance. Ne serait-ce que parce que l’équipe de garde le jour J ne sera pas forcément très au fait de vos souhaits. Vous et votre conjoint aurez donc peut-être à lui rappeler certains détails à chaud. Mais toujours en gardant les formes !

Deux associations à contacter en cas de question ou de souci :
Le CIANE (Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE) : http://ciane.info/

L’AFAR (Association Francophone pour l’Accouchement Respecté) : http://afar.naissance.asso.fr/

25.06.2008

Choisir un prénom, toute une affaire !

Votre bébé va porter son prénom toute sa vie ! Une bonne raison pour prendre le temps de la réflexion.

 

comment_se_decider_L240_H230.png Comment se décider ?

 

Veillez à l'harmonie avec le nom de famille. Autant un prénom utilisé seul peut être joli, autant accolé à un patronyme, il peut prendre une connotation ridicule. Qui n'a pas souri en entendant appeler « Jean Bono » ou en lisant « Natacha Meau » ou « Barnabé Rey » ? N'hésitez donc pas à prononcer les deux ensemble et à haute voix.

Méfiez-vous des diminutifs. En effet, certains sont susceptibles d'être source de moqueries. Exemple : Augustin qui deviendra « Gus », voire « Gugus » dans les cours de récréation. Et si Kévin a de grandes chances de se transformer en « Kèv », il est aussi possible que des copains choisissent « Kéké ». Enfin, si une petite Alexandra ne voit pas d'inconvénient à ce qu'on la surnomme Alex, il est fort probable qu'un Charles-Henri n'apprécie pas trop d'être « Charlot » toute sa vie.

Optez pour une orthographe simple. N'oubliez pas que son prénom sera le premier mot que l'on demandera à votre petite merveille d'écrire. Léa ou Léo, c'est simple, Hugo ou Bérangère cela va encore, mais si vous optez pour Maëlys ou Matthaeus (variante germanique de Matthieu), ce sera beaucoup plus difficile pour lui. Résultat, il risque de prendre son prénom en grippe !

L'influence du prénom

 

Psychologique. De façon consciente ou non, le prénom de votre enfant est investi de toutes vos attentes. En lui donnant, par exemple, le nom de votre ami d'enfance ou d'une personne que vous admirez tout particulièrement, vous rêvez à demi-mot qu'il lui ressemble. Même chose pour l'image que revêt un prénom : si Blandine évoque pour vous la douceur et que votre fillette se révèle être un casse-cou, vous risquez d'être déçus et elle le percevra. N'investissez donc pas trop dans le prénom de votre enfant.

Sociale. Le prénom est souvent le reflet d'un milieu social. Alors que certaines « classes » utilisent d'avantage les prénoms composés, d'autres s'inspirent de personnages de séries télévisées. Par ailleurs, trop d'originalité peut avoir des effets négatifs. Là encore, préférez une certaine neutralité pour faciliter les relations sociales de votre enfant et éviter que son prénom ne le démarque trop des autres.

Pas d'accord...

 

L'un préfère Margot, l'autre tient à Charlotte. Si c'est un garçon, pour l'un ce sera forcément le prénom de son grand-père, pour l'autre le héros de son livre préféré. Pour éviter que le choix du prénom ne tourne au pugilat, établissez deux listes. Barrez l'un et l'autre ceux que vous n'aimez vraiment pas dans la liste de l'autre. Gardez ceux pour lesquels vous êtes prêts à faire des concessions et recommencez jusqu'à n'avoir plus qu'un prénom dans chaque liste. Vous n'arrivez toujours pas à vous entendre ? Faites voter vos amis, votre famille. Grâce à leurs arguments, vous trouverez celui qui convient à tous les deux.

 

Vos questions

 

Puis-je appeler mon enfant comme je veux ?
La loi admet les prénoms français et étrangers ainsi que les orthographes différentes de celles qui sont couramment utilisées. Toutefois, cette liberté a des limites et la loi impose que vous respectiez l'intérêt de votre enfant. Exit donc, les prénoms à consonance ridicule, à connotation péjorative ou grossière ainsi que ceux faisant référence à un personnage historique déconsidéré.

Si son prénom ne lui plaît vraiment pas, peut-il en changer ?
Oui, si son prénom ou l'association de son prénom avec son nom de famille le gêne, lui porte préjudice ou s'il désire le franciser. La demande doit être faite auprès du juge aux affaires familiales ou à la mairie où l'enfant a été déclaré.

Où pouvons-nous trouver des idées ?
Dans les livres. Il y en a des tonnes pour vous aider dans votre choix avec des explications sur l'origine, l'étymologie ou encore les tendances : « Un prénom pour mon enfant » de Jean-Marc de Foville (éd. Hachette Pratique), « La bible des prénoms » de Florence Le Bras (éd. Marabout), « 15 000 prénoms du monde » de Lisa Shaw (First éditions), « La cote des prénoms » de Joséphine Besnard et Guy Desplanques (éd. Balland).

 

23.06.2008

Top des maternités

 

Le top des maternité par villes que vous pouvez consulter sur ce site:

http://www.parents.fr/parent/grossesse/top-des-maternites

 Voici la clinique où je dois accoucher:

http://www.clinique-breteche.fr/
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CLINIQUE
Tel : 0251868686

 
 

 Les infos clés:
   
 
Etablissement privé
Nb lits obstétriques : 29
Poucentage chambres seules :
Service de néonatalogie :NON
 accouchements par an: 1227
Taux de césarienne : 20 %
Taux de péridurale : 86 %*


Notes des mamans:
Moyenne générale : 18.6/20  
Recommandation 19.4/20
Equipe paramédicale 18.3/20
Equipe médicale 18.7/20
Conseil et assistance 17.4/20
Confort 19.3/20

Nombre de votants : 23  
 
Ayant accouché en 2008  Equipe formidable, qui prend le temps de venir nous aider et nous conseiller meme lorsqu'elles ont beaucoup de travail. Beaucoup d'aide egalement pour l'allaitement. L'accouchement a été long et compliqué mais tout le monde a été au petit soin pour nous. J'y retournerai les yeux fermés!

Ayant accouché en 2006  bonjour j'ai accouchée de mon petit garçon en 2006 à la clinique brétéché et cela à été magnifique grace à toute l'équipe médicale et para-médicale. Merci au personnel de sa gentillesse, de sa disponibilité et je recommande les yeux fermés cette clinique. Ils ont été super , la preuve je retourne accouchée là bas, pour juillet.

Ayant accouché en 2006  Je garde un très bon souvenir de mon 2nd accouchement en octobre 2006, le personnel était super gentil toujours là quand on avait besoin. Pour le 3ème j'y retourne c'est sûr!

Ayant accouché en 2006  J'ai accouché le 08 novembre 2006 à la clinique Brétéché de ma petite puce, et je recommande cette clinique à toutes les futures mamans!! L'équipe médicale est super(merci Dr Guihard), les sages femmes sont vraiment très disponibles et à l'écoute, surtout pour ma part à lors de la visite journalière, le soir...où je pouvais tranquillement poser toutes les questions que je pouvais avoir, et il y en avait!!! Merci encore pour tout et pour cette acceuil pour ma fille!!

Ayant accouché en 2007  J'ai accouché d'une adorable petite fille en avril 2007 à la clinique Brétéché. J'en garde un super souvenir, accouchement top, une équipe très professionnelle, sages femmes très attentives, à l'écoute, soutien pour l'allaitement, pleins de conseils pour le retour à la maison. Les chambres sont très agréables, j'ai eu la chance d'avoir une chambre "confort". Elles sont très spacieuses, et le papa a pu rester dormir durant tout le séjour dans de bonnes conditions. C'était très agréable de pouvoir devenir parents dans de telles conditions.

Ayant accouché en 2006  A RECOMMANDER !!!! J'ai accouché en décembre 06 et si vous recherchez une clinique à taille humaine, c'est là qu'il faut venir mettre votre petit bout au monde ! L'ensemble de l'équipe est franchement à la hauteur, très disponible et répond à vos demandes. Accouchement idéal, on en redemande ...

Ayant accouché en 2006  Super encadrementtout au long du séjour, personnel accessible! Et les papas peuvent venir comme ils veulent autant de temps qu'ils veulent, mon mari a peu assister à la césarienne et est resté a la maternité toute la semaine même la nuit dans un lit accompagnant! J'ai un trés bon souvenir de mon séjour!

Ayant accouché en 2004  Un super suivi tout au long de la grossesse, un merveilleux souvenir de l'accouchement, g^râce à une équipe médicale sérieuse, chaleureuse et confiante, même si bb était en souffrance foetale. Le séjour fut parfait, les chambres sont neuves avec salles de bains spacieuses, pour le 2ème j'y retournerai surement

Ayant accouché en 2005  J'ai accouché là bas le 8/12/2005 et c'était vraiment génial!L'accouchement s'est très bien passé et le séjour qui a suivi également(6jours).J'ai été très étonnée de voir autant de gens sympas.Pour l'allaitement,j'ai été très soutenue et j'ai eu les réponses à toutes mes questions.J'en garde vraiment un très bon souvenir et pour le 2ème,je ne me poserai pas la question de savoir où j'irai accoucher,sans aucune hésitation:clinique Brétéché!!!!!!!!!!!!

Ayant accouché en 2005  j'ai accouché d'une petite fille en mars dernier. J'ai eu 1 déclenchement le jour du terme car il n'y avait +de liquide amiotique. Je suis restée 2 jours(et 1 nuit !) avec des contractions très douloureuses. Les sages-femmes sont adorables, très disponibles et répondent à ttes mes angoisses !Dommage qu'elles aient attendues pour me mettre la péridurale !!! Le jour J j'ai été très entourée (sage-femme, gynéco, auxiliaire de puériculture)et tout s'est passé dans la joie !c'était très gai et sans douleur !! j'ai pu avoir un repas chaud (même à minuit!) Les papas peuvent rester tard le soir et l'équipe à été très chaleureuse ! Vivement le 2éme!

19.06.2008

Vous n'avez pas envie d'allaiter...

 

Vous avez décidé de ne pas allaiter et vous vous sentez coupable. Pourtant, l'amour d'une mère pour son enfant ne passe pas forcément par l'allaitement au sein.


Vous n'avez pas envie d'allaiter et vous vous sentez coupable

Un lien réussi entre une mère et son enfant ne passe pas forcément par l'allaitement au sein. De nos jours pourtant, la tendance veut que l'on glorifie le lait maternel au détriment du biberon. C'était exactement l'inverse il y a vingt-cinq ans ! La justification nutritionnelle (il n'y a rien de mieux pour un bébé) peut faire des ravages lorsqu'elle est utilisée comme moyen de pression sur les femmes. Parfois, en effet, l'entourage, famille et amis, ainsi que le personnel médical, se montre trop insistant.

Réfléchissez et posez-vous les bonnes questions: quelles raisons ont motivé votre choix ? Pourquoi vous sentez-vous coupable? Avez-vous peur du contact corps à corps…? Nourrir son enfant au sein est une question intime et complexe, et l'inconscient s'y rattache profondément. La relation à sa propre mère se rejoue au moment de la naissance d'un bébé. Avez-vous vous-même été allaitée? Combien de temps? Comment l'allaitement s'est-il déroulé? Impossible de nier son importance dans l'histoire entre une mère et sa fille. Décider d'allaiter au sein ne peut être que le résultat d'une réflexion personnelle. Votre partenaire a son mot à dire (il a son propre vécu et une opinion sur le fait de «partager» vos seins) et mieux vaut donc en discuter ensemble. Peut-être aussi ne souhaitez-vous pas être «l'esclave» de votre bébé les premiers mois et préférez-vous pouvoir passer le relais à votre compagnon.

En tout cas, si vraiment l'allaitement au sein ne vous dit rien, cela n'a pas vraiment d'importance, l'essentiel étant d'être en accord avec soi-même. Que ce soit au biberon ou au sein, l'allaitement n'est pas seulement un don de lait mais de l'amour. Des regards et des mimiques sont échangés, des mots doux sont murmurés, un contact physique est créé. C'est le début de l'attachement. Souvenez-vous que mieux vaut un biberon donné dans le plaisir qu'un allaitement au sein dans la contrainte.

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18.06.2008

Enceinte, ce que vous n’osez pas avouer

J'ai trouver cette article bien sympa, dites moi ce que vous en pensez? 

Jamais vous ne vous risqueriez à poser ces questions ! Elles vous paraissent taboues, voire déplacées. OSEZ ! Vous n’êtes pas seule ! Les professionnels connaissent bien les affres de la grossesse et aucune question ou réflexion ne les effraie, tout comme vos amies qui sont déjà passées par là…

Véronique Cordier

1- Tout va bien et je me sens super mal:

 

On pensait avoir neuf mois de bonheur devant nous ! Et pourtant, notre credo c’est plutôt « à chaque jour suffit sa peine ». Anxieuse, fatiguée, lasse, la femme enceinte culpabilise souvent de ne pas se sentir comme sur un nuage. Les hormones jouent un rôle important dans cette déprime passagère, surtout les premiers mois, lorsqu’on a tous les malaises associés à la grossesse (nausées, angoisses, fatigue) sans en avoir les bénéfices. Lorsque la grossesse avance, c’est souvent le corps qui fait souffrir. Le bébé grandit et sa maman a l'impression de ne plus avoir de place pour elle. Elle se sent énorme, lourde, jusqu’à regretter d'être enceinte. Avec une culpabilité décuplée.

C’est parfaitement normal. C’est le lot de nombreuses femmes enceintes qui, si elles en parlaient, se rendraient compte que c’est un des soucis de la grossesse très largement partagé.

En revanche, ne laissez pas cet état passager s’installer, une femme enceinte ne devrait pas se sentir continuellement déprimée. Si c’est le cas, il est préférable d’en parler avec votre médecin.

Un conseil

N’hésitez pas à partager vos doutes sur des forums pour femmes enceintes. Vous verrez que vous n’êtes pas seule, et c’est déjà un grand soutien.

je_fume_un_peu_et_je_me_cache_L240_H230.png2-Je fume un peu et je me cache:

 

Les risques du tabagisme (actif ou passif) pendant la grossesse, on les connaît ! Fausse couche, prématurité, petit poids de naissance, complication à l’accouchement, voire diminution des défenses immunitaires : on frémit à l’idée des risques encourus par notre bébé. Et pourtant de nombreuses femmes ne s’arrêtent pas pour autant de fumer. Elles diminuent un peu et culpabilisent beaucoup. D’autant qu’aujourd’hui, on prône la tolérance zéro. Fini le « mieux vaut fumer cinq cigarettes plutôt que de trop stresser ».

Au lieu de vous cacher et de culpabiliser, faites-vous aider. Les patchs et autres substituts nicotiniques peuvent être utiles ainsi qu’une consultation auprès d’un médecin tabacologue.

De plus, trouvez-vous un soutien indéfectible. Votre mari, une amie, quelqu’un qui vous encourage sans vous juger et sans rajouter à votre stress.

Un conseil

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer, même en fin de grossesse ! Moins de monoxyde de carbone signifie une meilleure oxygénation. Utile pour l’effort de l’accouchement !

3-Faire l’amour me dégoûte:

 

Au premier trimestre, entre fatigue et nausée, vous aviez toutes les (bonnes) raisons de ne pas faire l’amour. L’épanouissement sexuel, c’est bien connu, c’est au deuxième trimestre. Sauf que pour vous : rien ! Pas l’ombre d’un désir. Mais une frustration au zénith. Et la gêne aussi. Vis-à-vis de votre compagnon. Aussi angoissée que vous soyez, sachez que vous n’êtes pas la seule. Vous avez le droit de ne pas avoir envie. Essayez de garder un contact physique. Le serrer dans vos bras, s’endormir dans les siens, des câlins, des bisous qui ne se terminent pas forcément par l’acte sexuel mais qui vous gardent dans un cocon de sensualité, vous et votre conjoint.

Un conseil

Ne vous forcez pas, mais ne vous retenez pas non plus. Certaines femmes connaissent leur premier orgasme lors de leur grossesse. Ce serait dommage de passer à côté !

 

j_ai_tout_le_temps_envie_de_faire_l_amour_je_me_masturbe_L240_H230.png4-J’ai tout le temps envie de faire l’amour, je me masturbe:

 

Ah, la fameuse fièvre du deuxième trimestre… C’est Jules qui est content. Quoique. C’est tellement intense qu’il est parfois rassasié. Alors pourquoi ne pas vous satisfaire vous-même ? Il n’y a pas lieu de culpabiliser, le plaisir solo n’est pas nuisible à votre enfant, au contraire ! Lors d’une grossesse sans problème particulier, il n’y a aucun risque à faire l’amour ou à se masturber. Les contractions de l’utérus provoquées par l’orgasme sont différentes de celles du « travail » de l’accouchement. D’ailleurs, les endorphines libérées, en plus de vous procurer plaisir et bonheur, font sûrement planer bébé !

Un conseil

N’oubliez pas que la masturbation n’est pas obligatoirement une pratique solitaire. Pour les femmes enceintes qui peuvent aussi souffrir de sécheresse vaginale, cela peut être un bon moyen de garder le contact avec le futur papa.

il_m_enerve_je_n_ai_pas_envie_de_partager_mon_ventre_avec_lui_L240_H230.png5-Il m’énerve, je n’ai pas envie de partager MON ventre avec lui:

 

Il s’est mis en mode protection rapprochée ? Plus question de verrouiller la porte de la salle de bain ou de prendre l’ascenseur toute seule. Il veut vous faire ingurgiter poireaux et jus de carotte parce que c’est sain ? Bref, il vous étouffe avec sa prévenance et sa gentillesse. Et vous n’avez pas envie de vous faire tripoter le ventre à tout moment. Ne culpabilisez pas, il arrive que les femmes enceintes se renferment, même aux dépens du papa. Sachez pourtant qu’il essaie de vivre « sa » grossesse et tous les futurs papas ne sont pas aussi attentionnés ! Discutez-en avec lui. Peut-être ne sait-il pas que vous n’avez pas besoin de tout cela.

Un conseil

Profitez de tant de sollicitude mais ne vous habituez pas trop. Tout redevient normal à la naissance. Et les « multimamans » sont presque toutes d’accord pour dire que la deuxième grossesse est beaucoup moins couvée !

6-J’abuse de la situation et j’en rajoute:

 

Vous avez envie de fraises en janvier ou d’une soirée feu de bois fin juillet ? Votre bain est trop chaud, puis un peu froid et enfin… trop rempli ? Vous êtes E-PUI-SEE pour aller le voir à son match de tennis mais vous iriez bien dévaliser cette nouvelle boutique d’habits de grossesse ? Vous faites des caprices ! Et vous avez bien raison. De toute façon, ce n’est pas vous, ce sont vos hormones. Profitez – sans abuser – de cet état de grâce qu’est la grossesse avant le grand chahut de la naissance. C’est votre moment à vous, faites-vous dorloter et dites-lui bien que la gestation d’un petit être demande quelques concessions…

Un conseil

Achetez-lui une perceuse scinqtant qu’aujourd’hui, r ellesremierans fil ou un club de golf en fibre de carbone, il ne pourra pas dire que vous n’avez pas pensé à lui !

7-Les hommes ne me regardent plus, et ça me manque:

 

Comme s’il y avait un écriteau « Enceinte ! Bas les yeux ». Evidemment ce n’est qu’un jeu de séduction, mais vous auriez bien du mal à avouer à quiconque que ça vous manque alors même que vous portez l’enfant de votre amoureux. Vue par les hommes, et parfois même votre mari à votre grand désespoir d’ailleurs, la grossesse est une période à part, pleine de grâce, mais pas très sexuelle. Alors que votre libido est dans tous ses états. Il faut vous faire une raison, vous n’allez pas intéresser grand monde et ce sont souvent vos rêves, parfois érotiques, qui vont vous donner une autre satisfaction.

Un conseil

Vivez votre grossesse comme une parenthèse. Les femmes enceintes font la plupart du temps l’objet de mille petites attentionscinqtant qu’aujourd’hui, r ellesremier. Profitez-en. Laissez-vous offrir un croissant par le boulanger… Tout le monde est à vos petits soins et ce n’est pas toujours le cas !

8-J’ai peur de me soulager sur la table d’accouchement:

 

Y a-t-il une future jeune maman qui ne soit pas angoissée à l’idée de gratifier la sage-femme d’un cadeau bien encombrant ? N’ayez crainte, c’est un phénomène naturel, quasiment inévitable, auquel le corps médical est habitué. En réalité, cela peut même s’avérer utile car lorsque la tête du bébé est suffisamment descendue dans le bassin, elle appuie sur le rectum provoquant une envie d'aller à la selle et annonçant l'imminence de l'accouchement.

Bien entendu, si vous êtes mortifiée à l’idée de vous soulager devant des inconnus, parlez-en à votre médecin, ou bien en cours de préparation à l’accouchement. Certaines équipes proposent des laxatifs à prendre avant le départ à la maternité, voire des lavements à faire une fois arrivée.

Un conseil

Dédramatisez ! Le Jour J, vous aurez besoin de toute votre concentration. Vous retenir en contractant votre périnée pourrait bien vous empêcher de pousser correctement.

17.06.2008

Du nouveau en matière de suivi post-natal

 

maman-bebe-biberon-01.jpgDepuis avril 2008, l’Assurance Maladie propose, en partenariat avec les sages-femmes libérales, 2 séances de suivi post-natal. Ces deux séances sont proposées en priorité aux femmes en situation de vulnérabilité (isolement, insécurité,...).

Ces interventions (suivi postnatal précoce à domicile, continuité des soins, etc.) ont un effet préventif démontré sur la dépression postnatale. C’est pourquoi les sages-femmes libérales et l’Assurance Maladie ont souhaité mettre en place, à l’image des séances de préparation à l’accouchement, deux séances de suivi postnatal.

Ces séances permettent de :
-  rompre l’isolement de la jeune mère,
-  s’assurer de l’existence de liens mère-enfant satisfaisants,
-  s’assurer du bon développement psychomoteur de l’enfant,
-  soutenir l’allaitement,
-  rechercher des signes de dépression du post-partum chez la mère.

Peuvent également être apportés des conseils d’éducation sanitaire destinés à accompagner les soins aux nouveau-nés, à compléter les connaissances et à améliorer le bien être de l’enfant et de la mère.

Les séances peuvent être réalisées au domicile de la mère ou au cabinet de la sage-femme, à partir du 8è jour après la naissance jusqu’à la date de la consultation postnatale prévue entre la 6è et la 8è semaine après l’accouchement.

 

16.06.2008

Maman stressée, bébé pleurnicheur

99xvk5wz.jpgPendant la grossesse, les femmes qui souffrent de stress, d’angoisses, de surmenage ou de dépression ont 10% de chance d’avoir un bébé pleurnicheur ; soit 3 fois plus que les autres femmes. C’est ce que ressort d’une étude menée à Amsterdam. Les femmes, par contre, qui cumulent plusieurs des facteurs cités plus haut ont, elles, 20% de chance d’avoir un enfant pleurnicheur... Alors restez zen !

Envies de sucré ou de salé

ambi-tablette-chocolat.jpg Au rayon “caprices de femme enceinte”, la tendance est au spécial "gras" des hamburgers ou des pots à tartiner ! Simples lubies ou besoins réels ?

Si l’on en croit vos témoignages, les bonbons, pots de pâte à tartiner, hamburgers largement arrosés de mayonnaise ou tartines de fromage fondu remportent le palmarès des petites envies ! De là à supposer que les futures mamans en général (et vous en particulier) “profitent” de leur nouveau statut “femme enceinte” pour s’accorder tout ce que les régimes interdisent habituellement... il n’y a qu’un pas que Jules n’hésite pas à franchir, persuadé que toutes ces “envies” irrépressibles que vous lui demandez de satisfaire illico presto depuis que le test de grossesse a viré au bleu, sont avant tout des lubies passagères...

Nouveau corps, nouveaux besoins...

Si certaines envies paraissent fantaisistes, la plupart sont parfaitement normales. Quoi de plus compréhensible que d’avoir une envie compulsive de légumes verts, de fruits goûteux, de laitages... au moment où le corps est constamment à la limite de la carence en fer ou en calcium. En règle générale, votre organisme connaît ses besoins et vous envoie des messages : “J’ai besoin de protéines, de glucides” (pour les plus raisonnables) ou “J’ai besoin d’aliments qui tiennent au corps” (pour les plus gourmandes !). Certes, cela n’a pas été “vérifié” par la médecine, mais il y a de fortes chances pour qu’une furieuse envie de boudin noir traduise un vrai besoin en fer. Et si certains mets vous révulsent, c’est aussi parce que vos besoins physiologiques changent. Le message est donc : écoutez votre corps et accordez-vous ces petits plaisirs alimentaires !

Passez allègrement du “tout pizza” au “tout chinois” sans vous poser de questions... à condition de ne céder à vos envies qu’au moment des repas. Une alimentation mal répartie dans la journée et ponctuée de nombreux petits en-cas sucrés peut, en effet, entraîner des hypoglycémies réactionnelles et déclencher, par ricochet, des besoins compulsifs de grignoter petits gâteaux, barres chocolatées et autres aliments riches en sucre. Attention, ce cercle vicieux risque de faire grimper l’aiguille de la balance dans la zone rouge !

Dernier sursis avant le jour J

D’accord, les modifications hormonales de la grossesse provoquant un changement de la perception des goûts et des odeurs, vous vous découvrez de nouvelles attirances alimentaires. Mais toutes ces “pulsions” qui vous poussent à tartiner une demi-baguette avec un pot complet de fromage ou à reprendre une troisième part de fondant au chocolat témoignent aussi d’une envie de “rester petite fille” quelques jours encore. Alors qu’on s’apprête à devenir mère pour la vie, on cherche à profiter “une toute dernière fois” de la possibilité de se faire dorloter comme... un bébé ou de s’accorder tous les plaisirs comme la princesse de conte de fées que l’on a toutes rêvé d’être. Ces envies impératives, extraordinaires ou pas, sont une façon de repousser l’échéance, d’accorder un sursis à la petite fille qui est en nous, et de faire, en douceur, le deuil de notre enfance.
Tant que ces envies ne se transforment pas en “boulimie”, pourquoi renoncer à s’écouter et à se faire plaisir ?

 

12.06.2008

Menace d’accouchement prématuré (MAP) et prématurité

premature.jpgOn parle d’accouchement prématuré pour une naissance ayant lieu avant le début du 9ème mois soit 36/37 semaines d’aménorrhée. La MAP est fréquente et reste la première cause de morbidité néonatale.

 

Elle associe contractions utérines et modifications du col. La gravité tient évidemment à la précocité et à l’importance de ces manifestations.

Un interrogatoire en début de grossesse et des échographies du col lors des échographies de grossesse permettent de dépister les femmes à risque.

Une cause doit toujours être rechercher avant de traiter une MAP. Le surmenage et l’infection (urinaire) sont les premières causes de MAP.

Certaines ont une cause évidente (béance du col  par exemple) qu’il faudra prendre en charge précocement.

Le traitement peut aller du simple repos au domicile à l’hospitalisation en service de grossesses pathologiques avec perfusion et repos strict. En ces de menace sévère, on pourra préparer les poumons du bébé à une naissance prématurée avec des corticoïdes.

Les menaces sévères sont celles survenant avant 32 semaines d’aménorrhée. Après ce terme, l’immense majorité des enfants survivent sans séquelles grâce au progrès de la réanimation néonatale. Les principales fragilités du nouveau-né prématuré sont l’immaturité pulmonaire et digestive.

Dr Joël Agénor

 

premature2.jpgL’accouchement prématuré

Un bébé prématuré est un bébé qui naît à moins de 37 semaines de grossesse (à compter du premier jour des dernières règles).

Son poids dépend évidemment de sa date de naissance, plus le bébé naît tôt, plus il est léger.

Les bébés qui naissent à terme et pèsent moins de 2,5 kilos ne sont pas des prématurés mais des bébés hypotrophiques.

L’enfant hypotrophique est resté dans l’utérus le temps normal d’une grossesse mais ne s’est pas développé comme la plupart des futurs nouveau-nés.

Il peut peser moins d’un kilo, c’est-à-dire trois fois moins qu’un bébé normal.

Il a une peau desséchée, jaune et qui pèle parfois. Néanmoins, sa taille correspond à la moyenne.

Cela peut être dû à une mauvaise nutrition de la maman, à des causes génétiques (JVoir Cinquième Mois àGénétique Trisomie), à moins qu’elle ait souffert d’une maladie, la toxémie gravidique. (JVoir Quatrième Mois àSi un problème survient)

Il faut nourrir un bébé hypotrophique comme un bébé "normal". Cela pose quelques menus problèmes, mais à force de patience, on y arrive !

Les naissances de bébés hypotrophiques sont moins fréquentes que celles des bébés prématurés.

 

Les causes d’un accouchement prématuré

   1. Les accidents

Un traumatisme(par exemple un accident de voiture), surtout violent, peut entraîner un accouchement prématuré.

Une intervention chirurgicale est elle aussi susceptible de provoquer l’accouchement quelques jours plus tard.

Les maladies infectieuses aiguës, attrapées à partir du sixième mois, peuvent de même entraîner un accouchement avant terme.

Le grossissement anormal de l’utérus peut également entraîner un accouchement prématuré. Cette distension est habituellement due à une grossesse gémellaire (20 à 30% des prématurés sont des jumeaux) ou à un excédent de liquide amniotique.

 

   2. Les causes permanentes

Les causes localessont des malformations utérines ou un col plus assez fermé qui, de ce fait, laisse le bébé s’échapper.

Les causes généralessont des maladies maternelles ; toxémie, diabète...

Celles-ci peuvent déclencher le travail avant terme. Il arrive parfois que le gynécologue interrompe la grossesse avant la date prévue pour l’accouchement quand le bébé souffre de la maladie maternelle.

C’est une décision difficile à prendre car il faut choisir entre les risques de la prématurité et ceux de la souffrance du bébé dans l’utérus.

 

   3. Les facteurs socio-économiques

La fatigue de la maman peut augmenter le risque d’accouchement prématuré.

Les conditions de travail, la distance entre le domicile et le lieu de travail, la longueur des trajets avec les transports en commun et les travaux ménagers jouent également un rôle important.

D’après les statistiques, l’accouchement prématuré touche plus les femmes appartenant à un niveau social moins élevé, c’est pourquoi le repos légal de 6 semaine avant l’accouchement est important. Si le travail est pénible, le gynécologue conseillera un repos plus long.

Ceci dit, ce n’est pas parce que vous vous trouvez dans une de ces catégories qu’automatiquement vous allez accoucher prématurément, il est tout à fait possible que votre grossesse aille jusqu’à terme.

De plus, toutes les causes d’accouchement prématuré ne sont pas encore connues et il est donc impossible, dans un tiers des cas, de prévenir un accouchement prématuré.

 

La menace d’un accouchement prématuré

Pour la future maman, la menace se traduit essentiellement par l’apparition anormale de contractions utérines. Votre ventre se durcit et les contractions peuvent être douloureuses.

Dans ce cas, étendez-vous, placez (si vous en avez) un suppositoire d’antispasmodique et prévenez directement votre gynécologue. Peut-être pouvez-vous vous rendre immédiatement à l’hôpital. Là, le gynécologue regardera si votre col a changé. Le raccourcissement et le début d’ouverture du col sont les signes qui traduisent que l’accouchement risque bien d’être prématuré.

Votre gynécologue vous demandera le repos au lit le plus total, il vous administrera des médicaments servant à mettre l’utérus au repos et à stopper les contractions.

Si le risque est trop important, vous vous ferez sans doute hospitaliser afin de bénéficier d’une meilleure surveillance et d’un traitement intensif.

Dans certains cas, on ne peut malheureusement pas empêcher l’accouchement prématuré.

Quels sont les risques de l’accouchement prématuré pour le bébé ?

Le bébé qui naît prématurément n’a évidemment pas le même aspect qu’un bébé qui naît à terme.

Il a la peau plus rouge et plus fine. Ses veines sont très visibles et le duvet est encore très abondant.

Par contre, il n’a quasiment pas de cheveux, ses ongles sont peu développés et les fontanelles sont larges et peu tendues.

Le bébé prématuré n’a pas atteint le même degré de développement qu’un bébé à terme, il est comme inachevé. On peut le remarquer dans toutes les fonctions de son organisme et c’est bien là que réside la difficulté. Il peut très bien se développer comme souffrir gravement d’être né avant terme.

Il y a deux catégoriesde prématurés

Le bébé qui naît entre la 35e et la 36e semaine est généralement peu exposé.

Souvent, il est simplement fragile et est placé dans un centre ordinaire de prématuré. Parfois même, on le laisse près de sa maman. Le contact avec sa mère peut faire des miracles et est considéré comme la meilleure des thérapies.

Par contre, le bébé qui naît à moins de 35 semaines de grossesse et pèse moins de 2 kilos doit faire l’objet de soins particuliers. Il est en effet exposé à de multiples complications.

Il a de la peine à respirer et cela peut avoir de graves conséquences pour son cerveau s’il n’est pas assez approvisionné en oxygène.

Il peut se refroidir car il est encore incapable de réguler sa température, c’est pourquoi on le place dans un incubateur qui surveille la température en permanence.

Il est parfois incapable de téter et son estomac a une petites capacité. Il faut le nourrir fréquemment par sonde ou par perfusion. Le lait maternel est dans ces cas-là très important car le bébé ne digère pas bien certains aliments comme les graisses.

Le bébé prématuré est évidemment très sensible aux infections.

Comme il est incapable de fabriquer assez de sang, il faut parfois lui en transfuser.

Il faut le placer dans une atmosphère humide car il ne transpire pas (il n’a pas les glandes nécessaires).

 

Que faut-il faire ?

Si vous redoutez un accouchement prématuré, demandez conseil à votre gynécologue et n’hésitez pas à modifier vos projets. Si c’est possible, apprêtez-vous à accoucher dans un hôpital qui a un centre pour prématurés. Si ce n’est pas possible, assurez-vous que la maternité dans laquelle vous allez accoucher est suffisamment équipée pour prendre en charge les premiers soins (par exemple, qu’elle possède bien un incubateur – une couveuse).

Le médecin décidera si le bébé peut rester à la maternité ou s’il doit être transporté dans un centre pour prématurés où des soins particuliers et intensifs lui seront administrés.

Dans ce centre, vous vous engagerez à venir voir votre bébé régulièrement, à le toucher et à lui parler afin que le lien ne soit pas rompu. Il faut vraiment garder le contact, cela vous aidera énormément, vous et votre enfant.

N’oubliez pas qu’il a besoin de vous, vous êtes sa "nourriture", son "oxygène", sa source de vie.

 

Que peut-on faire pour éviter un accouchement prématuré ?

Le souci majeur des médecins est de prévenir l’accouchement prématuré car il est responsable de la moitié des morts qui surviennent pendant l’accouchement ou dans les jours qui suivent.

Le meilleur traitement pour prévenir un accouchement prématuré est de poursuivre la grossesse le plus près du terme possible car le meilleur incubateur, c’est vous !

Grâce à une meilleure surveillance de la grossesse, le pourcentage des prématurés a considérablement chuté.

Dans certains cas, une intervention chirurgicale (correction d’une malformation utérine) peut prévenir l’accouchement prématuré. Par exemple, lorsque le col est béant, on le corrige par un cerclage du col.

Cette opération est pratiquée entre deux mois et demi et trois mois ; elle consiste à fermer l’ouverture du col. On fait passer un fil solide, comme pour fermer une bourse. Le cerclage est fait sous anesthésie générale et nécessite une hospitalisation de quelques jours. Après cela, il faut prendre des précautions jusqu’à la fin de la grossesse. Quelques jours avant le terme, le gynécologue retire le fil.

Ceci dit, n’oubliez pas qu’un grand nombre d’accouchements prématurés ne sont pas prévisibles à l’heure actuelle. Donc, si cela doit vous arriver et que vous avez fait ce qui était raisonnable pour l’éviter, ne vous culpabilisez surtout pas. Ce n’est pas de votre faute !

Si vous voulez en savoir plus, lisez "Une si longue histoire" de Françoise Loux, ou le récit d’une lutte qu’ont mené une mère et une équipe médicale pour faire vivre un bébé de 6 mois pesant 950 grammes.
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09.06.2008

Enceinte, vous ne vous sentez pas épanouie...

S'il est inutile de s'affoler pour un simple vague à l'âme, il est important de pouvoir en parler.


N_2000521596_D.jpgLes questions se bousculent dans votre tête

Vous attendiez cet événement avec impatience, et voilà que rien ne se passe comme vous l'aviez prévu. Etre enceinte ne vous procure pas la joie et le bien-être que vous imaginiez. De drôles de pensées vous assaillent, vous êtes même rongée par le doute : est-ce bien le moment d'attendre un bébé ? Serez-vous à la hauteur pour vous en occuper ? Et si vous n'y arriviez pas ? C'est quoi, une bonne mère ? Rassurez-vous : ces questions sont tout à fait légitimes. La grossesse est un vrai bouleversement, même lorsqu'elle est désirée. Apprendre que l'on est enceinte, c'est inscrire son désir d'enfant dans une réalité. Cette fois, c'est bien vrai, vous n'êtes plus dans le rêve ou l'illusion. Et les interrogations se bousculent dans votre tête.

 

Un véritable bouleversement

Vous êtes en train de passer un cap, d'entrer dans l'âge adulte, un petit être vous appellera bientôt maman. Vous poussez la génération de vos parents vers celle des grands-parents, les cartes sont redistribuées, rien ne sera plus comme avant. Sans même le vouloir, vous repensez à votre enfance, à la petite fille que vous étiez, au rôle joué dans votre vie par votre père et votre mère… Vous vous posez des questions sur le futur papa, la façon dont il va s'investir, comment votre couple va évoluer. Pas étonnant que vous soyez perturbée. Sans compter les transformations physiques, les nausées matinales, les petits maux de la grossesse qui amplifient ce malaise.

De nos jours, nous sommes habituées à planifier nos vies privée et professionnelle, à tout prévoir et à ne rien céder sur notre idéal d'épanouissement personnel. La grossesse, en suscitant des interrogations qui jusque-là ne s'étaient jamais posées, bouleverse cet ordre établi. C'est un fait : l'arrivée d'un bébé, ça change une vie. La grossesse est une crise semblable à celle de l'adolescence, cette période de transformation profonde que nous avons toutes connue et traversée avec plus ou moins de sérénité ! Elle constitue un passage important, un changement d'état qui marque l'existence pour toujours. Il est donc normal qu'elle se traduise par des moments d'angoisse. Ces derniers jouent même un rôle constructif, comme la majorité des crises qui jalonnent notre vie.

Une pression accrue

L'anxiété des futures mamans est sans doute plus forte qu'avant. L'idéal d'une famille parfaite, de bébés épanouis et d'une éducation réussie imprègne tous les esprits. Etre parent aujourd'hui relève quasiment du défi ! De plus, autrefois, le bébé ne devenait réel qu'à la naissance. De nos jours, il est déjà très présent avant même l'accouchement : nous connaissons son sexe, les différentes phases de son développement in utero et les échographies nous le montrent. Ajoutez à cela les nombreux examens médicaux et vous comprendrez pourquoi beaucoup de futures mamans sont tourmentées.

Bouleversements psychiques et physiologiques, pressions sociales… c'est donc tout cela qui entre en jeu. Et les professionnels de la naissance connaissent parfaitement ces états d'âme des futures mamans. L'important, c'est de pouvoir en parler avec une personne de confiance, que ce soit une amie, la sage-femme ou le psychologue de la maternité. Exprimer ses craintes aide à les dépasser et à se sentir plus forte. Aussi, n'hésitez pas.

Quand ça ne va pas du tout...

Que la grossesse s'accompagne de moments de doute n'a rien d'inquiétant. Mais si l'anxiété et l'angoisse dominent largement cette période, il est important de consulter un professionnel. Votre situation personnelle est peut-être difficile en ce moment, ce bébé n'était pas prévu ou bien vous avez l'impression que votre conjoint rejette votre grossesse ? Prenez le temps de confier tout ce qui vous inquiète pour être soutenue. Il arrive que certaines femmes souffrent d'une vraie dépression : une prise en charge par un psychothérapeute est alors nécessaire avant la naissance.

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